28 août 2009

"Racontez moi vos vacances" en photo! (date de fin: 21 septembre)

Hier soir, ce matin je ne sais plus, il faisait nuit, j'étais perdue dans mes pensées et mes photos à trier...
En deux mois, j'ai enclenché presque 5000 fois, d'après le compteur de mon APN.
Parfois, je suis raisonnable et je supprime avant même de mettre sur la machina des photos qui n'en valent pas la peine.
Mais, il faut reconnaître aussi, que sur celles que je garde, peu méritent d'être gravées, voire imprimées.
C'est pourquoi, cette nuit, je voyageais dans le temps, chaque image me rappelant des souvenirs, des moments de joie pour la plupart.
Me reviens en mémoire le magnifique billet de Dumè...
Alors, adorant les mosaïques, ces tableaux qui résument en quelques photos ces instants parfaits, ou qui permettent de garder l'essentiel, j'ai conçu celle de mon été 2009, 20 photos je crois de deux mois de vacances...
Et si vous voulez vous y mettre, comme Marjolaine l'a fait (FB, bel outil de partage!), un petit mail (senourrirdelateteauxpieds[at]gmail.com) pour que je fasse un "album été 2009" de vous tous, bloggeurs ou non bloggeurs...avec une date limite, le 15 septembre, histoire de commencer la rentrée en douceur...
Ah, oui, je vous la met, quand même...(si vous cliquez dessus, elle doit pouvoir se faire grande...)
Un petit rappel, à moi aussi, il ne reste que 3 jours pour le concours photo "pasta" de Nawal et Dumè...(ne faites pas semblant de ne pas savoir! ;-) )
Je sens que nous allons nous revoir très vite!

12 juillet 2009

Le FarZ de Pat, et le Tour du Monde en 80 jours! (enfin)


Il se trouve qu'on est voisins.
Enfin presque.
Un point de Bretagne, un Aber, nous voit passer, lui depuis pfff allez à la louche, 50 ans, et moi, à la petite cuillère, quelques jours par an, pour les grands parents de mes enfants.
Ouais.
Ça c'est en vrai.
En faux, sur le net, ça nous arrive de se parler, de se chicaner, de se bidonner, souvent.
En vrai, je suis toujours pantoise devant son érudition, et sa pédagogie. C'est la faute de son blog aussi.
Et du coup, le jour où un de ses potes m'appelle: "Bonjour, je suis un ami de Patrick, on voudrait venir...", tu penses bien que j'ai eu peur. Peur comme un défi. Une réputation se fait c'est facile, mais il faut qu'elle tienne, et c'est plus dur!
Il y a des jours avec, des jours sans et les jours où il ne faut pas que ça rate.
Bref.
Il m'a dit, le Pat' (à moitié vexée j'étais) :'t'as qu'à faire la recette de mon Farz comme ça t'es sûre de ne pas le rater"
S'il y a bien un truc que je ne rate jamais c'est le Far me disais-je.
Vexée j'te dis.
Mais bon, bonne pâte aussi.
J'ai suivi la recette du FarZ de sa grand mère.
Je me suis usé le bras. J'ai du faire des pauses. J'ai hurlé devant la quantité de beurre.
J'ai applaudi en voyant "les vagues, la marée montante" se faire dans le four.
Et j'ai servi.
La leçon: moins de beurre pour moi quand même.

Et puis je l'ai refait. Oui, le Far en ce moment c'est une fois tous les deux jours en gros, pour te dire à quel point je connais la bête.
J'ai adapté, j'me suis permis.
D'abord, je garde définitivement la technique de la cuillère: ça a beau faire mal au bras, c'est indéniablement ce qui fait la réussite de ce FarZ là.

Ensuite, je pose les proportions suivantes:
250 g de farine/ 6 oeufs/ 130 g de sucre/ 3/4 de litre de lait/ 75 g (grosso modo) de beurre demi sel/ une bonne cuillère en bois.

La technique c'est de poser la cuillère à l'envers, le dos de la cuillère soulève la pâte quand on mélange. Ça fait entrer de l'air, ça soulève, ça décolle des bords du bol quand tu tournes.
Dans un cul de poule tu verses ta farine, tu creuse un puits dans lequel tu casses tes 6 oeufs.
Et tu touilles avec des mouvements amples ta cuillère, jusqu'à ce que la pâte soit lisse et sans grumeaux.

Je te l'ai dit, ça fait mal au bras. Alors parfois tu fais une pause. Tu prépares tes pruneaux.
Tu pèses ton beurre.
Ensuite tu ajoutes le sucre, le mien est roux comme d'habitude.
Et tu re mélanges.
Et puis le lait.
Avant, je mettais un litre et je faisais chauffer.
Là, 3/4 de litre froid, enfin, tempé ambiante, et entier.
D'aucun dira que c'est encore trop.
Je répondrais: chaque chose en son temps.
Là où je respecte aussi, c'est la pause.
Comme une bonne pâte à crêpe, faut laisser reposer.
J'en profite pour chauffer le four (210°) avec les plats dedans (oui, deux un grand un petit, un familial et un pour les Zôtes) et le beurre dans les plats.
Tu attends le temps d'un verre de vin, tranquille. (oui, et alors? je bois du vin, le soir, après le repas, quand tous les enfants sont au lit, c'est mon plaisir à moi, en regardant un bout de film, ou en lisant un livre)
Et puis tu verses ta préparation dans les plats, le beurre monte en surface, tu répartis, comme il dit le Pat'.
Enfourne.
Bon, ensuite, tout dépend des fours pourra-t-on dire.
Moi, je laisse à 210, 30mn.
Ça me va.
Au bout de 10 mn j'ai vu les bords monter très haut (quand j'ai fait la recette exacte c'était impressionnant) et le dessus se boursoufler. Avec mes proportions ça le fait moins, je reconnais. Mais quand même. J'aime.
Demain, je refais, avec les proportions de Patrick et 50 g de beurre.
Là, il va dire que je n'ai plus rien à voir avec la Bretagne.
Mdr.



Et voilà qui pourrait être l'illustration parfaite de la nouvelle Escale de Murielle et Stanislas...le TOUR DU MONDE EN 80 JOURS...prendre le FarZ pour symboliser le bout du monde, la pointe de Patrick ou son Aber préféré...en tout cas, c'est une recette récurrente de Breizh Kiss, on se demande encore pourquoi?
Je ne joue pas, je suis partie prenante ;-) puisque après les votes, le vainqueur aura le privilège de passer une nuit ici...
Allez y, lancez vous, il faut juste publier une recette sur Newgle.fr, le blog communautaire nouvelle génération ;-)

18 juin 2009

Menthe, Menthe, Menthe MENTHE! VIIIIIIITE!


Se prendre une place sur le podium, c'est une responsabilité figurez vous.
Faut pas être en retard... ben c'est raté (enfin, reste 7 jours).
Faut dire merci...ben c'est raté aussi (très discrètement).
Enfin, pas rapide la fille.
Et pourtant, très contente. Très ravie. Très fière aussi.
Du coup, sachez mesdames, messieurs, que je ferai partie du jury ultra sélectif du prochain challenge; à savoir The Menthe.
Non, pas Thé à la menthe, mais The Menthe, la seule, l'unique.
Là, je suis sensée vous mettre la bannière concoctée par nos zamies Nawal et Dumè , sauf que je ne suis pas sur mon ordi habituel, j'en ai un là, faut taper comme une brute dessus, un clavier d'homme quoi, même si nous sommes d'accord pour dire que nos Hommes ne sont pas des brutes... mais bon, faut insister quand même et en plus le copié collé reste un mystère avec ce clavier à la Pomme.
Donc ALLEZ LIRE là et ici de quoi ça cause ce mois ci (oui, nous sommes le 23, je vous dit, pas pressée la fille). Elles ont même, oui, même, créé un groupe FB! qui ne s'inscrit pas est...non, rien. Et puis, je dirais aussi que Izzo j'adore ce qu'il écrivait. J'avais lu sa trilogie marseillaise et je ne m'étonne pas de ce texte mentholé et parfumé qu'il nous livre.

Ah mais si, j'ai fait une photo quand même, je me suis même déplacée de mon fauteuil ou je m'étais posée, genre plante verte, à un apéro chez des amis pour aller leur piquer une feuille au soleil couchant, parce que leur menthe à eux est volubile, verte et très belle.
La menthe, c'est comme ça, piquant et parfumé, envoûtant sans aucun doute.

Du coup, j'ai même trouvé une recette toute douce, parfumée, colorée, facile, et exotique, vu que l'été est là et bien là.

Tajine de patates douces, de carottes et de pruneaux (et à la menthe aussi)
du livre coloré et documenté de Ghilie Basan "Cuisine marocaine, traditions ancestrales et cuisine d'aujourd'hui".

Pour 4 à 6 personnes, il te faut:
1 kg de patates douces (ou d'ignames, mais je n'en ai pas ici) épluchées et coupées en morceaux/ 2 ou 3 crottes coupées en morceaux/ 150 g de pruneaux dénoyautés/ 3 càs d'huile d'Olive et un peu de beurre/ 25 à 30 petits oignons épluchés (j'ai mis 15 oignons blancs et des échalotes)/ 1 càc de cannelle en poudre/ 1/2 càc de gingembre en poudre/ 2 càc de miel liquide/ 450 ml de bouillon de légumes/ qq feuilles de coriandre fraîche hachées/ qq feuilles de menthe finement hachées aussi./ sel et poivre du moulin

Préchauffes ton four à 200°C.
Dans un wok (si tu peux transvaser ensuite dans un plat à tajine) ou dans une cocotte allant au four, tu fais mets l'huile et le beurre puis tu fais fondre les oignons. Tu en retires la moitié que tu mets de côté.
Ajoutes les patates douces et les carottes et fais dorer.
En remuant tu ajoutes les pruneaux, la cannelle, le gingembre et le miel, puis tu verses le bouillon.
Là, tu transvases dans ta tajine puis au four ou bien tu mets ta cocotte couverte au four, et tu cuis 45 mn environ.
Enfin, tu ajoutes le reste des oignons et tu ré enfournes 10 mn.
Tu saupoudres des herbes aromatiques et tu sers aussitôt.
A vrai dire, les miens, ignares, n'ont pas vu tout de suite les patates douces...ont cru que c'était des carottes...
La prochaine fois je fais venir des ignames de La Réunion, et mes ignares le seront moins.
ALLEZ, ZOU A VOS APN!

10 juin 2009

Les Diamants de P. Weeks...

Ou une perle.
Je ne sais plus. Est-on une perle quand on sait faire des diamants?
Oui, assurément! ce n'est pas Pascale Weeks qui va me contredire, elle qui fait de si jolis cadeaux gourmands.
Pourquoi Diamants me direz vous?
Et bien c'est la douleur du porte feuille qui trouve un dérivatif...ou non, ce doit être cette manie enfantine qu'ils ont, les miens, d'enfants, de donner le nom de diamants à tous les cailloux, bouts de verre et autres machins trésors qui traînent de la plage à mon carrelage.
Quand je leur ai dit, fière, sûre de mon effet boeuf :
"Maman va faire des Diamants..."
...j'ai cru à une attaque en règle des goélands sur un vilain sandwich Mac truc, genre attaque en piqué, yeux plissés, mur du son et silence ébahi.
Quand j'ai ajouté,
" ...à manger!"
là, je suis passée de reine du monde à menteuse invétérée, il n'y a que moi pour ignorer que les diamants, ça ne se mange PAS.

C'est d'ailleurs ce qui m'a sauvée, j'ai pu travailler en paix.

Les Diamants de super-héros pas 'In, juste Maman.

250g de farine/ 150g de beurre mou/ 100 g de sucre (roux ici)/ 1 jaune d'oeuf/ 1 gousse de vanille (bourbon..)/ 1 jaune d'oeuf pour dorer et des diam's (mais non, du sucre cristal, 100g).

Tu fends délicatement ta gousse de vanille dans le sens de la longueur, tu l'ouvres et avec le plat du couteau tu récoltes les grains.
Tu les mets dans un cul de poule, tu ajoutes le sucre, le beurre en dés et le jaune.
Avec ta super spatule au manche rouge, tu écrases, tu mélanges, tu mesques, pour obtenir une pommade homogène parsemée de petits points noirs.
Tu ajoutes enfin la farine à la main tu sables, et tu formes une boule pas trop travaillée.
Sur le Roul'pâte (pardon pour la pub, mais ces ustensiles sont vraiment très bien, je m'en sers tous les jours) tu sépares en deux le pâton et tu roules chacun en un boudin de 3 cm de diam (ètre) environ, tu les roules dans du film alimentaire et tu les poses au frais une demi heure.

Au bout de cette demi heure, tu préchauffes à 180° le four, tu verses les 100 g de diamants sur le roul'pat, tu badigeonnes tes rouleaux de pâte sablée vanillée, de jaune d'oeuf, et tu les passes dans le sucre.
Tu poses sur une planche et coupe en tronçon de 1 cm environ.
Enfin, tu les mets à plat sur une feuille de cuisson (non, je ne le dirais pas, non, non) et tu enfournes 12 mn.
Tu en auras 50. Grosso modo.
Tu laisses refroidir avant de manger.
Et puis tu vas au cours de peinture avec ta petite boite de Diam's.
C'était bon Marie Anne?

2 juin 2009

Le jour où j'ai cessé d'enfariner toute la cuisine...et où le pain était encore meilleur...

Vous n'êtes pas sans savoir qu'en matière de Pains, j'ai des atouts dans ma manche qui sont les blogs des copines Sandra et Flo Makanai.
Je continue d'admirer, de regarder et de ne pas me lasser...
Comme Lilo.
Photos magnifiques, convictions profondes, recettes merveilleuses...avec les enfants nous avons feuilleté son livre l'autre soir, et tous disaient "oooh, maman , tu pourrais faire ça, regarde il y a la recette..."

Il y a des jours comme ça, où tout paraît simple, il n' y a plus que des solutions, autant que de fleurs dans le jardin et dans le pot de confiture, autant que de degrés à la plage et de sable entre les orteils de la marmaille.
Ce matin est le troisième où les Zoutes de breizh Kiss prennent le petit déjeuner sur la terrasse en bois.
Ce matin, le pain avait belle allure, il faut dire que je lui applique du soin.
Enfin, les copines blogeuses qui passent à la maison ne diront plus: "Tifenn? elle a les mains dans la farine!"
Non.
Je suis passée de la Louche à la cuillère à café pour le pétrissage du pain, figurez vous.
De là à dire du bourrinage à la finesse il n'y a qu'un pas que je vous interdis de franchir ...sauf en souriant.
On reprends les mêmes (à peu de choses près) et on recommence, d'ac?
400 ml (g) d'eau/ 650 g de farine dont 150 complète/ 1.5 càc de sel/ 1 sachet de levure préalablement délayée/ une poignée de graines (ou pavot, ou lin, ou sésame)/ un filet d'huile d'olive.

Je pétris encore au robot.
Puis, je prends le pâton encore mou et collant, je le mets sur le plan de travail très peu fariné donc, et je le soulève de la main droite jusqu'à l'épaule, pour le rabattre d'un mouvement ferme et décidé sur le plan de travail.
Je ramasse la pâton qui s'est étendu à la chute ne un ruban plus ou moins long et je fais rouler du bas vers le haut la pâte que je n'ai jamais lâchée...
Ainsi, je reforme une boule que je rabat à nouveau...
Et ainsi de suite, poum, poum, poum; jusqu'à ce qu'il ne reste plus trace de pâte sur le plan de travail, et que le pâton se soit ramassé sur lui même, souple, non collant.
En refarinant encore très très légèrement, je reforme une boule régulière que je pose clé en dessous dans le cul de poule qui me sert pour la pousse du pain.
Je recommencerai la même technique après le dégazage de la pâte, avant le façonnage et le deuxième temps de repos, celui qui précède la cuisson.

Je n'ai pas retrouvé la vidéo que j'avais vue chez Sandra, mais trouvée une autre, avec une technique différente mais tout aussi efficace et belle chez Flo...comme il dit, c'est "bio ti foul"...j'adore cette vidéo, je l'applique dès ce soir!


Là, je préchauffe à 210 mon four, chaleur tournante, j'y met à sec un récipient en bas, résistant à la chaleur, dans lequel je jetterai l'eau qui va faire le "coup de buée" nécessaire à la couleur du pain, juste après avoir mis à cuire les pâtons, avant de refermer la porte. Ce plat permet de ne pas avoir à nettoyer trop souvent son four ;-/
Et du coup, la farine je la met pour faire joli, et toc !