7 avril 2008

Profiter...


Et dire merci...Pour ÇA!

Merci pour cette place bien au chaud, entre deux Stars, mais c'est grâce à Marianne Magnier-Moreno, si elle me lit, je lui fais un gros bisou ( j'adore ton livre Marianne (je te tutoie, à force de te fréquenter, j'ai l'impression de te connaître!) je n'ai pas fini toutes les recettes, mais ça vient...)

Bon, alors, j'ai bien Profité.

Les Profiteroles parce que dedans j'en profite encore...

Une recette de Pâte à CHOUX là, un recette de Profiteroles là...

Faîtes les choux (c'est rapide, je vous assure)

Une fois qu'ils sont cuits et froids, mettez au bain marie du chocolat à fondre, ajoutez de la crème (moi, j'ai mis 200 g de chocolat et 100ml de crème liquide, ce n'était pas assez coulant, mais en même temps, j'aime tellement le chocolat tout seul que j'avais du mal à mettre plus de crème...)

Pendant ce temps...découpez en deux vos choux (rappelez vous cette pub où deux bûcherons assis côte à côte mangeaient un hamburger et l'un deux toquant la tête de l'autre disait quelque chose comme: "il y a un trou là, mais y a rien dedans..." eh bien, le choux c'est pareil: y a rien dedans...)

Faîtes des boules de glace (à la vanille, à n'importe quel parfum) fourrez l'intérieur des choux...

Votre chocolat est chaud, nappez les choux, servez prestement (de toute façon, vous n'aurez pas le choix, en théorie tout le monde attend la bouche ouverte)

Ah oui, allez lire le billet de So'...j'en pleure toujours...!


PS: Murielle, je ne connais rien de rien de rien au Japon...


5 avril 2008

36

Née au printemps, je suis en été.

36 choses à dire...

36 quai des orfèvres?

36 trucs...

36 ans...

Et Bon anniversaire Lolotte! Et Roréa!

4 avril 2008

Le Flan Pâtissier et la Main de ma Grand-mère

C'est un jour spécial. Demain.

Les jours spéciaux, parfois des pensées nous viennent, comme ces images de l'enfance qui s'imposent à vos yeux comme une photo. Vous ne savez ni le lieu, ni le temps. Vous ne savez qu'une chose: je tiens la main de Mamie, et dans l'autre un flan pâtissier.

J'avais une mamie que d'autres ont eue aussi, que j'ai connue plus longtemps, parce que comme un fait exprès, je suis la première. En âge. Ce qui peut paraître un inconvénient devient un avantage: j'ai profité plus longtemps de sa bonté vraie, de sa générosité et de son foutu fichu caractère de cochon...

Un jour, je l'ai dépassée en taille, mais jamais je n'ai atteint sa longueur de cheveux, ni réussi à savoir jusqu'où allait l'amour qu'elle pouvait nous porter. Enfin, si, je le sais au nombre de tablettes de chocolat au lait "Laita" (traduction littérale de milk en anglais...)

C'était mon premier flan pâtissier, et il a d'exceptionnel le fait que je m'en souvienne...

Le Flan Pâtissier, pour la grande main de Mamie...

J'ai un livre sur la Pâtisserie, que je finirai avant l'année prochaine à ce rythme...

Il vous faut: 300 g de pâte sablée, 1 oeuf pour dorer la pâte./ 1 l de lait entier (j'ai du demi écrémé et avec du végétal ça peut marcher aussi)/220 g de sucre/120 g de maïzena/2 oeufs entiers et un jaune/8 g de vanille (j'ai mis une gousse égrainée)/2 g de sel.

Préparer un moule (j'ai utilisé un moule à manqué rond en verre, mais elle conseille un carré), le beurrer, le fariner sur le fond et les bords, le renverser pour ôter l'excédent de farine.

Préchauffer à 200°, le four.

Abaissez la pâte, la placer dans le moule, il doit y avoir des bords. Pincer le haut de la pâte pour former une boursouflure, ce qui va l'empêcher de se rétracter à la cuisson (et ça marche!) Passer le rouleau pour couper ce qui dépasse.

Piquer le fond, tapisser de papier sulfurisé beurré le fond et les bords, cuire 10 mn et enlever le papier. Dorer à l'oeuf battu, renfourner 3 à 4 mn.

Le Flan: verser 750ml dans une casserole avec le sucre, la vanille fendue et égrainée, mélanger et porter doucement à ébullition.

Dans un bol, battre les oeufs et le jaune en omelette.

Dans un deuxième bol, verser le reste de lait (250 ml), ajouter la maïzena, fouetter.

Y verser les oeufs battus et le sel.

Passer cet appareil au tamis pour éliminer les germes des oeufs.

Une fois que le lait est bouillu (lé pas foutu), non, une fois que le lait bout, le retirer du feu et verser lentement le mélange aux oeufs. Fouetter sans arrêter, la crème va épaissir.

Verser l'ensemble sur le fond de tarte et enfourner 35 mn.

Attendre qu'il soit COMPLÈTEMENT froid avant de croquer dedans.

J'ai du mettre 10 mn de plus pour la cuisson, et j'avais trop de liquide parce que mon moule de 22 cm de diamètre était trop petit. J'ai mis l'excédent dans des moules silicone, sans croûte ni rien et enfourné 25 mn...nickel.

Je ne veux pas chercher le lien entre plaisir de manger et souvenirs d'enfance...mais merci Mamie!

3 avril 2008

Le Gigot de Caroline Ingalls...

"C'est grâce à Charles. Mais pas grâce à Harriet! Celle là, elle ne prêtera pas l'usage d'un crayon, sans faire monnayer le service. Non, Charles a proposé son aide à Neils, quand il a du faire réparer le montant de la fenêtre que leur chipie de blonde de fille a brisée, en jetant par son ouverture le siège du piano qui ne lui convenait pas.
Alors Charles's mac Gyver, a réussi à rendre comme neuve l'huisserie, et Neils, en remerciement, lui a offert ce beau gigot que voilà.
Enfin, là, vous voyez l'os, mais que voulez vous, c'était divin, tellement bon après SEPT HEURES de cuisson...
Il n'y a que moi, Caroline Ingalls, quand je n'ai pas de travaux aux champs, qu'une ou deux corbeilles de linge à laver, repasser, repriser, et l'aide aux devoirs des filles, et la traite de la vache et...pfff, enfin, il n'y a qu'à OUBLIER son gigot..."

Mouais, dit la femme moderne, celle qui n'a qu'un four, mille gâteaux et pains à faire..

Mouais, dit l'homme économe, pensant SEPT HEURES! mais quel gaspillage!

C'est le principe de cuisson basse température...85°C. Pendant 7 heures. Ou presque. Parce que j'ai eu besoin du four pour un gâteau et pour le pain. Un peu délicat de sortir le plat (la cocotte de 10 l voire 10 kg) préchauffer, puis remettre, baisser la T°...

Donc, c'est faisable, mais plus facile quand on a plusieurs fours ou qu'un seul plat à cuire dans la journée.

Il vous faut: un gigot de 1,5 kg/ 3 carottes/3 courgettes/ une dizaine d'oignons grelots, 3 ou 4 gousses d'ails en chemise/du thym, du romarin, du laurier, du sel du poivre...2 bouteilles de vin blancs que je ne mettrai pas la prochaine fois, car les légumes n'avaient que ce goût là. Ils préconisaient cuisson à 120°, mon four disait 85°. J'ai fait 85°.

Source: "Saveurs" de mars 2008, gigot de 7 heures.

Voilà, c'est tout.

Mais alors, une viande délicieuse, tendre comme c'est pas permis et qui s'est décollée absolument seule de l'os.

En revanche, les carottes manquaient de cuisson (c'est pas possip', me direz vous, si fait!) et le vin était trop présent sur les légumes.

Dorer l'ensemble, recouvrir de 1,5 l de vin blanc et de 500ml d'eau, avec les légumes et l'assaisonnement, fermer la cocotte et enfourner 7 heures. Retourner de temps en temps le gigot.

Pitêtre que c'est mieux à 120. Mais là, parfait pour la viande.

Je vous donnerai plus tard la recette du gâteau, soyez patients...

28 mars 2008

Le Festin de Babette et un Voyage à Pieds autour de la Méditerrannée à la rencontre de l'Huile d'Olive...

Aujourd'hui pas de recette.
Ou peut-être une recette pour le Week End, sous la couette devant un bon film pour passer entre les gouttes de pluies...

Vingt ans sans télévision ou presque, ça vous marque. Ca vous fait lire, même l'annuaire, mais le jour où vous possedez un petit écran, c'est lui qui vous possède...

Autant vous dire, que ma première année de fac, j'ai regardé tous les épisodes de Drôles de Dames, avec Chaaaarlie...
Et même la petite maison dans la prairie...
Et même...non, je ne peux pas tout avouer!

Et, par chance, j'ai rencontré mon homme, légèrement au fait de tous les bons films, les films intelligents, les films beaux...
Un après midi, chez lui, enfin, chez ses parents qui n'étaient pas là, il pleuvait, il faisait gris (Brest hein!) on s'est posé sur le canapé avec une couette (mais non, ce ne sera pas une histoire cochonne) et on a choisi un film parmi les 900 et quelques cassettes (aaah, les cassettes...)
Il y avait deux films sur celle -ci, je vous parlerai du second une autre fois.
Attention, je vais vous raconter la fin, mais si mal, que vous devrez vérifier par vous même.
Le Festin de Babette, donc. Inspiré d'une nouvelle de Karen Blixen...

Il faut imaginer mon inculture à l'époque sur la science du cinéma.
Il faut savoir que quand je regarde un film et qu'on me demande l'heure, je réponds en fonction du film que je regarde. Je ne regarde pas, je suis dedans.
J'adore aller au cinéma, surtout quand personne n'a de pop corn ou de papiers bonbons à ouvrir...de toute façon, le son est tellement fort...
Donc, on enclenche la cassette, et le film commence.

Ce n'est pas un film d'action. Il y fait froid, il y a du vent. Nous sommes dans le Jutland, au Danemark, vers 1870 (La Commune à Paris). Débarque une française, Babette, dont on ne sait rien et qui se fait engager par les deux filles du Pasteur. Lequel est mort depuis longtemps, mais dont l'emprise est toujours d'actualité.
Et les rapports entre ces soeurs et Babette, entre les gens viellissants de la communauté de ce village, se tissent devant nous, les rancoeurs cachées, les non dits.
Babette a gardé un lien avec la France, un billet de Loterie.
Un jour elle gagne.
Va t-elle retourner en France? s'offrir un quelconque bien matériel?
Les soeurs dont on a appris les passions passées, l'histoire d'amour interrompue parce que c'est comme ça, les cours de chant et la carrière interrompue parce que c'est la vie... ces soeurs dont on voit la bonté et l'amour qu'elles portent à leurs voisins amis, leur communauté, aiment Babette aussi.
Quand Babette décide d'offrir un dîner, elles pensent que ce sera un simple dîner d'adieu.
Quand elles voient des tortues arriver par canot, des cailles, des caisses de vin et de champagne, elles font promettre à leur "congrégation" de ne rien dire qui pourrait compromettre cette lubie étrange de Babette. Qui ne dit rien, sourit, mais continue son étrange manège.
Tous le monde est convié. Ils ne sont pas si nombreux, mais un invité extérieur fait aussi partie du repas: le "général". Je ne me souviens plus de son grade exct, mais c'est un homme qui a eu une belle carrière miliaire, a voyagé et connaît le monde.
C'est l'amour d'une des soeurs, celui qu'elle a laissé partir.
C'est celui, qui seul ne sait pas qu'au dîner la consigne est de ne rien dire.
Et c'est donc celui qui au fur et à mesure raconte à quoi ce met lui fait penser. Celui qui écarquille les yeux en lisant l'étiquette de la bouteille de ce vin qui est offert généreusement. Celui qui traduit la vie de Babette, la révèle et fait comprendre la beauté du geste.
Celui qui soupire d'aise en même temps que les joues des convives rosissent, les langues se délient, les yeux brillent.
Et les rancoeurs se noient dans un moment de pur bonheur. D'amour. Le vrai, pas le mou.

C'est l'antithèse de "Festen".
C'est un film magique qui réconcilie avec l'humanité, rien que ça.
Je ne l'ai pas revu depuis, ce qui peut expliquer les inexactitudes que vous pourrez relever si vous voyez ce film dans un futur proche.
Mais ne le ratez pas.

L'huile d'Olive?
J'écoute souvent l'emission d'Eric Lange, le soir tard, la tête sur l'oreiller.
On y entend des gens extraordinaires. Des gens qui ont une vie étonnante et parfois, des initiatives intéressantes, comme celle d'hier soir, de ces étudiants d'une école de commerce qui pendant un an font le tour de la méditerrannée pour suivre la Culture dans les deux sens du terme, de l'Huile d'Olive. L'Or de l'Olivier aurais-je tendance à dire.
Ils ont un site, là, et c'est plein d'enseignements.

Si vous avez réussi à tout lire, si vous n'avez trouvé aucune faute, bravo.
Si vous avez tout lu et qu'il y a des fautes dites le moi, et bravo aussi.
Les autres, je comprends, c'est long hein?