20 avril 2009

Jim, Nigel et tous les autres...et puis moi.(billet du mois).

Depuis quelques semaines, nous sommes capables de soigner n'importe quoi à la maison, des rhinites, bronchites, otites, trachéites, laryngites, à l'asthme, aux allergies...c'est simple, nous avons une pharmacie ambulante, les fonds de sirops des uns commençant le traitement des autres vu que le partage est une vertu qui s'applique aussi aux microbes.
Les nuits sont courtes, entrecoupées des toux asphyxiantes qui te font croire que la vie va s'arrêter là, tout de suite.
Alors, le matin, quand le soleil a bien voulu darder un rayon sur l'herbe verte du jardin, que la nuit reste marquée simplement sur le visage maternel et encore bienveillant (quoique, faudrait pas non plus lui demander midi à quatorze heures), le besoin de revenir à l'essentiel, aux choses simples, terrestres aussi bien que vivantes, me taraude l'esprit, me chatouillant les neurones jusqu'à trouver une solution efficace comme un bon livre.
Comme celui que j'ai commencé, sans me méfier, au détour d'un polar, mais sans préparation hop, immersion brute de décoffrage, alerte, émotions et sensations tout azimut.
Jim Harrisson, "Retour en Terre".
On sait dès le début que c'est une histoire avec un mort. Seulement, ce mort là on apprend à le connaître, il nous raconte quelques petites choses de sa vie, ses croyances...Et tout à coup, on n'est plus dans l'Amérique de la télé, celle des fast food, ni des séries abrutissantes mais néanmoins addictives. Non, on est emportés par le souffle de la région des grands lacs, on ne sait plus à quelle époque on se situe, puisque, au fond, l'essentiel, c'est la racine. Et puis l'Amour. Et puis la Terre. Et puis...
A l'heure où je vous parle, je ne l'ai pas fini. Donald est mort pourtant, mais Cynthia est encore entre deux eaux, entre le passé et l'avenir... tiens, si je vous en mettais un bout?
(c'est Cynthia qui parle)
Je me suis allongée sur le canapé et j'ai pleuré pendant moins d'une minute, j'ai dit "Et merde!", je me suis levée et j'ai passé plusieurs heures à nettoyer la maison de fond en comble, allant jusqu'à laver le sol de la cuisine à quatre pattes, même si une femme de ménage devait venir le lendemain. J'ai pensé avec paresse qu'il n'y avait sans doute pas de réaction appropriée à la mort. La seule qui me semblait valable était une modeste astuce gastronomique, dont m'avait parlé une jeune italienne à l'université. On fait cuire trois oeufs dans une grande quantité d'huile d'olive préalablement chauffée au point de fumer. Puis on les mange avec un bon pain de campagne. Comme je n'en n'avais pas sous la main, j'ai mis un muffin anglais au grille pain. La mort s'est éloignée pendant dix minutes, après quoi...

Après quoi, je vous laisse continuer...
Oui, il y a des jours comme ça...
Et puis les bons livres sont aussi dans la cuisine. N.S. vous voyez?

Il se trouve que nous avions des Hôtes, dont la Dame avait un prénom très XIXème (enfin, l'idée que je me fais du XIXème...), Vivienne, aussi doux et chantant que l'accent des Grands Bretons outre atlantique quand ils parlent le français, sans avoir besoin de dire "de le " ou "le" à la place de "là"...
Enfin bref, je m'essayais alors à traduire une autre recette d'avril de sieur Slater...avec toujours force dictionnaire et aller-retours vers l'ordinateur.
Les conversions m'ont, un temps, fait frémir...et puis en fait, c'était juste, je ne me suis pas trompée.

Le Bramley Apple Shortcake sans Bramley mais avec plein d'apple quand même, ouf!

Puisque j'avais sous la main une "vraie Anglaise", et que le Harraps séchait sur le "Bramley" je lui posais la question; il s'agit en fait d'une variété de pommes très acide, oui, ce qui expliquait tout ce sucre!

la "Pastry": pâte sablée!
310g de beurre (demi sel toujours pour moi)/ 180g de turbinado sugar (bon, j'ai mis du sucre roux hein)/ 1 oeuf/ 625 g de farine T55/ 1 càc et quart de levure/ un fond de lait et de sucre cristal pour la fin/

La garniture:
1.2 kg de pommes acides (j'ai mis 1.5kg la deuxième fois)/ un demi citron pour son jus/ 50g de beurre/ et une bonne grosse càs de sucre cristal.

D'abord, tu places tout tes ingrédients en face de toi, ça t'évitera de chercher (y a plein de bols finalement dans une cuisine).
J'ai un robot et vu la quantité c'est souhaité, mais si on a de bons doigts ou une bonne poigne (ou un homme pas loin) c'est faisable aussi à la main.
J'ai mis le sucre avec le beurre en morceaux dans le grand bol du robot et avec la feuille j'ai tourné vitesse 2/3 pour amalgamer les deux en une pâte assez homogène, de façon à bien intégrer le sucre au beurre, ça doit être light et fluffy ;-)
Tu ajoutes l'oeuf en tournant toujours et puis la farine petit à petit jusqu'à former une boule.
Là, je l'ai sortie du bol et je l'ai pétrie, laissant toute la fatigue des nuits blanches et l'inquiétude des toux inexpliquées, fuir en même temps que la pâte s'assouplit et devient moelleuse. Ne jamais rechigner devant un travail manuel constructif quand on n'en peut plus, ça délasse.
Tu as un moule assez large et peu profond, tu l'apprêtes s'il n'est pas en silicone (j'ai utilisé un moule à tarte silicone de 28 cm de diamètre, mais un peu plus petit et un peu plus haut ça doit être bien aussi)
Tu découpes ta pâte en deux, tu étales un morceau en un disque aussi large que le fond plus les bords de ton moule. Il sera assez épais. Et tu le poses sur le moule. Tu mets la pâte restante et le moule au frais avec un film alimentaire pendant 20 mn soit le temps de préparer tes pommes.
Tu remplis un saladier d'eau et tu y presses le jus du demi citron.
Tu pèles tes pommes, les coupes en quatre ou en huit, comme tu veux, et tu les poses au fur et à mesure dans le saladier pour leur éviter de s'oxyder.
Préchauffe ton four à 180°.
Mets sur le feu une poêle assez grande, où tu fais revenir noisette les 50 g de beurre. Dès que tu entends le scchhhh, tu y verses tes pommes coupées et tu attends qu'elles dorent.

C'est l'étape qui te dit qu'une bonne pomme acide et dure genre pomme à cidre serait parfaite; il ne faut pas que la pomme se délite, elle doit rester ferme, donc tu fais attention en les retournant pour les dorer sur toutes les faces. Et puis, tu saupoudres la bonne càs de sucre qui va caraméliser les pommes. Un bonheur. Tu te réconcilies avec la mère la Terre, avec l'humidité qui met tout le monde à plat et la pluie qui noie tes myosotis et t'empêche de voir plus loin que le bout de ton nez.
C'est prêt.
Y a plus qu'à faire le montage: tu sors ton plat et ta pâte que tu étends à son tour, elle va faire le couvercle.
Tu mets tes pommes dans le moule qui contient déjà la Pastry, tu te sers du jus avec un pinceau pour humidifier les bords, ça va coller ensembles le haut et le bas.
Tu poses le couvercle de pâte, tu pinces bien avec tes doigts, tu t'amuses s'il te reste de la pâte à faire des dessins sur le dessus...
Et tu enfournes 40 mn.

En fait, c'est un gâteau de grand mère. Un gâteau d'antan, avec des produits de base, simples, avec le travail des bras, le plaisir des odeurs. C'est à la fois une "pie" et un crumble.
Il pourra même servir à un pique nique, si tu fais bien attention de le démouler uniquement quand il sera froid.
Tiens, comme cette fois, là où on a pique-niqué dans une maison en bois toute neuve, sans eau ni électricité. C'était hier en fait.


Un pique nique où la maîtresse de maison prévoit de belles assiettes, de beaux verres, des bulles et du vin...à la bonne franquette sur des planches de bois, les enfants faisant du toboggan sur le tas de terre de remblai...du plaisir du plaisir encore du plaisir!
Il aurait pu aussi assister à un autre pique nique, ce gâteau, s'il n'avait pas été annulé cause de mauvais temps et mauvais rhume, laissant sur le carreau la famille des protagonistes. Qu'à cela ne tienne, les vacances c'est aussi fait pour des rencontres, entre la "Fin de la Terre" au nord et la "Petite Mer" par exemple. Une histoire de Bretons, en somme.
Vous m'excuserez peut-être ce billet fleuve, fourre tout, pas très rangé...alors, je reviendrai peut-être un peu plus vite, un peu plus souvent, un peu moins long...aussi...
Quoique.



23 mars 2009

Argentine! Olé! (Tour du Monde en 232 recettes)


Euh...Mauvais jeux de mots, je le concède...(private joke, olé, au lait, si tu veux comprendre, tu lis...)
Mais tout ça c'est la faute A Mamzelle Gwen, avec son idée génialissime de Tour du Monde en 232 recettes...

Le chapeau m'a donné l'Argentine...ma qué, je n'y connais rien moi, à l'Argentine? tiens, on parle quoi en Argentine? l'Espagnol? ah ben oui, c'est un peu normal...(conquistadores, Esteban et Zia, et Tao..)
Mais c'est où, exactement?

Euh, comment t'expliquer, l'Argentine, c'est tellement ... GRAND! que tu ne peux pas la louper... à la limite tu pourrais dire Amérique du Sud, en Gros, t'aurais pas tort. Deux Millions sept cent soixante sept milles kilomètres carrés...imagines un peu la taille du pays Bretagne à côté? non, vaut mieux pas..la France? 675 417 kilomètres carrés...
L'Argentine c'est quatre fois la France.
Bon, maintenant, cherche une recette...tu vois le problème?
Vu la surface, les différents climats du nord au sud, doit y
en avoir des tas!


N'écoutant que mon courage et ma témérité, j'ai farfouillé sur le net...un forum connu, une mine de plats!
Les grillades j'ai laissé de côté, pas très douée...
Les chaussons et autres emballage de farces plus alléchantes les unes que les autres, why not, c'est juste le temps qui m'a manqué..enfin, le temps...on veut faire beaucoup et puis vlan...on choisit le plus simple et puis re vlan...

Le Dulce de Leche...qui dure longtemps, longtemps, longtemps...
C'est facile...ça, y a pas plus simple:
pour 4 pots de confiture de 250 à 300 g:
3 litres de lait entier/ 1 kg de sucre de pure canne/ 1 càc de bicarbonate de sodium/ 1 càc de vanille liquide.

Pof, pof: tu prends un grand faitout/ profonde casserole/ récipient qui peut contenir les dits ingrédients.
Tu verses le sucre et tu fais chauffer à feu doux en mélangeant jusqu'à dissolution du sucre.
Tu augmentes le feu, pour parvenir à la quasi ébullition, tu ajoutes à ce point là, la vanille et le bicarbonate, et tu fais cuire à feu doux dit la dame du forum, en mélangeant ponctuellement...jusqu'à ce que le liquide le soit moins et nappe la cuillère...
Mmmm ça sent bon, j'aime bien l'odeur...
J'ai de la chance avec l'induction le feu est stable, quasiment pas besoin de surveiller...
J'ai commencé l'aventure à 15h30 (ah ah, la drôle, si j'avais su!), j'ai pu:
Aller chercher mes enfants à l'école et revenir (30 mn) les faire goûter (30 mn) les laisser jouer dehors 1 heure (1h) faire les devoirs de ma fille (30 mn) faire le pain (5 mn) faire un peu de ménage (30 mn) plier mon linge (pfff, pas fini) faire prendre une douche aux 3 (30 mn) préparer le repas (30 mn) manger, coucher les petits (15 mn), chanter Kumbaya (5 mn), débarrasser la table (10 mn), façonner le pain (5 mn), commencer à regarder je sais plus quoi à la tivi (20 mn) enfourner le pain et le cuire (35 mn)...
22 h, je laisse tomber, ça ne nappe rien du tout, c'est juste un peu réduit...tant pis, hop, en pots, au fridge et puis on verra...
Je Cry for you Argentinaaaa...
Oui, mais voilà...
Le lendemain c'était pas mieux, couleur beige, mais pas foncée, toujours trop liquide...
Bon, on continue, voir, si ça marche, on sait jamais, j'aurais horreur d'avoir attendu tout ce temps pour rien...avec un seul pot pour commencer d'ac?
Oui, mais bon, si j'augmentais le feu, hein, histoire de ...
Allez hop, ça bout, c'est pas grave, je mélange, ça ne colle pas, je réduis un peu, feu moyen...amen!! enfin, je vois la marque de ma cuillère au fond de la casserole!
Enfin, la couleur se fait attirante, comme une peau qui a profité du soleil tout l'été...
Je vois briller cette confiture de lait, comme la pupilledes enfants à l'idée d'un carré de chocolat...
Voilà, c'est top, je refroidis tout ça, je mets au frais...
Au goûter les enfants ont pensé que c'était du caramel, moi je trouve sucré, avec du pain ça passe bien, mais plus de sucre j'aurais peur que mes dents tombent...
La prochaine fois, je ferais une plus petite quantité, genre un pot, ça ira plus vite...
(se conserve une semaine au frais)
Merci Gwen pour cette aventure, que sans ce jeu je n'aurais pas essayé...(je voulais faire des churros avec mais comme tu vois j'ai pris de l'avance, et c'est ce soir que je dois rendre copie...)

17 mars 2009

Gâteau Chauvin mais pas que...

QUOI?
Un mois quasi sans publication? aïe aïe aïe, mais où va-t-on à ce rythme?
Allez je me flagelle, je me donne une heure de jardinage!
Ben oui, c'est que le boulot d'un jardin, c'est du boulot! si en plus il faut se raccorder au réseau d'assainissement, en même temps que vos chérubins sont malad
es, et toussa, ben, le temps n'est plus là, disparu, prrt, envolé.
Tiens, là, encore, si je blogue c'est seulement parce qu'il fait TROP CHAUD pour jardiner! j'ai encore pas mal de désherbage, on ne rigole pas, ceussent qui ne mettent pas une goutte de désherbant voient de quoi je parle, les autres ...les autres...il n'est pas trop tard, jetez vos trucs machins même systémiques, non mais!
Enfin, ça commence à ressembler à quelque chose, quelques bourgeons et quelques feuilles tendres et vertes feront la différence dans quelques jours! je suis pressée, pressée, pressée! (c'est une erreur d'ailleurs d'être pressée...)

Bref, et donc je suis pas en avance, vous m'avez oubliée je suis sûre.
En plus, je vais remettre une couche d'un gâteau que je fais souvent maintenant, celui qu'on dit Breton, que je dis De Beurre oui, avec une majuscule, voilà, il a été modifié, aaah, lèse majesté de crime, j'ai CHANGE des zingrédients.
Ouaip, ben là, ça lui réussit au Breton de prendre une couche d'Italie!
.
D'abord, tu prends un polar de Donna Leon, après tout elle te fait visiter Venise comme si tu y vivais, et puis la Paola de Brunetti elle connaît son affaire en cuisine italienne..ça sent bon jusque sur mon oreiller quand je m'endors au milieu d'une phrase.
Ensuite, tu fouilles dans tes placards, et tu trouves, soit de la poudre d'amandes, soit des amandes effilées, les deux marchent avec une préférence pour la poudre faite soi même. Oui.
Et tant qu'à faire, tu remplaces l'éventuel rhum pas du tout breton avec de l'amaretto (pas du tout breton non plus, je crois)...et tu obtiens:

Le Gâteau, traître à sa patrie, mais si meilleur qu'on lui pardonne!

100 g de poudre d'amandes/ 200 g de farine T55 (ou 45)/1 sachet de levure de boulanger (la prochaine fois j'essaie le bicarbonate de sodium)/ 150 g de sucre roux/ 200 g de beurre demi sel ou pourquoi pas carréement, salé/ 3 jaunes +1 pour la dorure/ 1 bouchon d'amaretto (1 càs)
Tu procèdes comme d'hab: la farine mélangée à la levure et au sucre.
Tu ajoutes le beurre en petits dés.
Tu meskes (oui, je sais le dire mais pas l'écrire et c'est pas breton, mais on le disait à la maison) pour obtenir une chapelure.
Tu ajoutes les jaunes puis l'amaretto et tu formes une boule que tu malaxes pour bien intégrer le beurre. Ces temps ci, fait chaud, j'obtiens une pâte assez collante, pas grave, tu la met au frais 2 heures et après c'est facile de la former;
Tu aplatis en disque de 20 cm de diamètre environ.
Et là, jusqu'ici je laissais tel que sur ma feuille silicone, mon gâteau prenait ses aises, mais je voulais le faire plus "monter" alors j'ai pris un disque en inox, genre celui qui te sert à faire l'entremet qui tue, et hop, il te fait une croûte mama mia! t'as vu sur la photo? j'aime l'aspect croustillant, biscuité du bord....
aH, oui, 180° 40 à 45 mn...
Bon, au goût c'est addictif attention, y a un peu de beurre aussi, faut pas en abuser...
D'accord, pour cette fois, je te laisse en reprendre....

22 février 2009

Cake au Citron Vert et aux graines de Pavot Bleu

En ce moment je planche...j'avais la ferme intention de faire quelques unes des merveilleuses recettes au chocolat proposées par "chocoolove"...mais le temps, les vacances,les enfants, le chat, les nuages et blablabla, j'ai pas fait comme je voulais! enfin, pas autant!
Tiens, quand même, je nourris les hôtes qui passent, les Zoutes de Breizh Kiss, dont vous ferez peut-être partie un jour, qui sait...
Alors, un zeste de tout frais,un avant goût de printemps, un instant de fraîcheur sur un palais à peine réveillé:

Le Cake au Citron Vert et aux graines de Pavot Bleu, ou le goût de l'herbe sous un ciel d'été!

Du livre de Thé de James Mac Nair et Andrew Moore (j'en parle et , vous savez, les Snickerdoodles)

250g de yaourt/ 60 g de graines de pavot/ 180 g de farine/ 2.5 càc de levure/ 120 g de beurre fondu demi sel, tiédi/ 170 g de sucre roux en poudre (c'te blague!)/ 2 oeufs comme toujours à température ambiante/ 30 g de zeste de citron vert (soient 6 à 8 citrons vert environ)/ 15 g de jus de citron frais/

et pour le glaçage: 90 g de sucre en poudre/ 60 g de jus de citron frais.

Tu verses tes yaourts dans un grand bol et tu mélanges avec les graines de pavot; tu laisses reposer 1 heure pour qu'ils s'imprègnent les uns des autres.
Tamise la farine et la levure.
Préchauffes le four à 180° et mets ta grille au milieu.
Dans le bol du robot ou dans une grande terrine, mélanges le beurre, le sucre, les oeuf, le zeste et le jus de citron et le yaourt aux graines de pavot.
Ajoutes en deux fois la farine et mélanges jusqu'à incorporation (brr, pas joli ce mot, je vais dire "mélanger intimement" c'est mieux!) totale.
Si tu as un moule en silicone, c'est facile, tu verses dedans.
Sinon, ben, tu beurres le moule, tu prends du papier cuisson , tu le chemises pour qu'il se colle au beurre, et tu verses.
Enfourne une heure.

Vérifie la cuisson.
Pour préparer l'indispensable glaçage qui donne le moelleux et le côté humide à ce cake, tu fais fondre à feu très doux le sucre dans le jus de citron, jusqu'à dissolution complète ("il ne doit rien rester")
.
Ton cake encore chaud, tu l'assommes à coups de couteaux, mais non, pas de violence en cuisine, juste à la télé, tu incises en plusieurs endroits la croûte dorée de ton gâteau qui embaume, et avec un pinceau tu fais pénétrer le jus de citron chaud sur toute la surface du cake. Il ne doit rien rester (encoore? j'me répète!).
Laisse refroidir et va voir ton film.
Tu démoules ensuite, selon ton moule hein, du très facile presque trop puisqu'il n'y a plus de suspens, au démoulage périlleux à la lame de couteau mais bon, si tu as bien chemisé, il se déshabille tout seul comme un grand.

Et tu le remballes, hop, comme ça, dans un film alimentaire....Mmm, ça va tout te garder dedans...
Et tu attends quelques heures, voire une nuit, qu'il se repose à température ambiante, il n'en sera que meilleur.
En ensuite?

Il ne doit rien rester.
(pssst, Murielle, ça y est....)

14 février 2009

Aujourd'hui, on s'aime...et les autres jours?

Aujourd'hui, c'est décidé, je célèbre tous les jours de l'année où on s'aime...
Parce que, quoi, c'est quoi ça cette idée de dire que aujourd'hui seulement, Valentin et Valentine?
Mais non, non, non...
C'est février qui veut ça...on n'en peut plus du temps gris ou blanc, des couettes en plumes et des pulls en laine...on en a marre!
Alors, oui, créer un jour une légende d'amour, parce que l'amour, c'est bien connu, ça réchauffe...
Voilà.
Et, en ce qui me concerne, ma St Valentin va bien...pour preuve, nos deux premiers jours en amoureux, les premiers en 7 ans d'enfantillages, oui, trois enfants ça fait enfantillage, pas moyen d'y échapper...
Alors, on dort, on se balade, on s'aime, on mange, on profite, on se retrouve, on se souvient, et on trouve ça bien.

Merci à Patrick de nous avoir conseillé le restaurant de son ami Jean Luc L'Hourre "l'auberge des abers", Patrick ne conseille pas n'importe quoi puisque son ami est "MOF" meilleur ouvrier de France...(on a mangé un crémeux aux fruits de la Passion, c'est pas de l'amour ça?) d'ailleurs, il en a fait un billet.
Oui, le Finistère Nord est une région magnifique, mon homme ne rêve que d'y retourner, et c'est vrai que par beau temps...
Alors, à toutes les Valentintine, n'oubliez pas que c'est chaque jour qui compte quand on s'aime, et que chaque jour, il faut le dire...et aujourd'hui, c'est le jour où vous n'oublierez pas, n'est ce pas?
Ah et, un truc encore, il y a jusqu'à ce soir minuit (pour s'embrasser) pour participer à Chocoolove de Murielle et Stanislas! alors, zou, à votre chocoolat!