29 octobre 2007

Nourriture terrestre, pour se remettre de tout (le décalage, le froid, la rentrée après les vacances, brrrr....)

Ouf, atterrissage...
Mince, faut changer d'heure!

Oups, 'n'y a plus de bois...
Brrr, fait froid, non?

Pour nous remettre les idées en place et notre estomac en pré- préparatifs des repas pantagruéliques de fin d'année, un peu de légèreté...

Masquée, bien sûr....








Comment ça, les pâtes ça fait grossir? meuuu, non, seulement ce qu'on met avec...
Un peu de saumon et de poireau ça va?


Comment ça la crème, ça fait grossir?
Meuuu, non, ça allège!


Allez, pour vous faire plaisir, je la remplace par du mascarpone!

Venez donc sentir, voir et goûter ces lasagnes là...elles vous réconcilient avec l'hiver...

Imaginez un peu, le petit goût parfumé du curcuma (safran pays) dans la pâte...toute souple et toute fine, fraîchement étirée par la makina, magica!

Voui,

Lasagnes de la mer, et de la terre, avec un soupçon d'île de La Réunion....

Il vous faut:

  • De la farine, des oeufs, du curcuma pour la pâte.
  • 500 g de mascarpone
  • 3 poireaux préalablement cuits à la vapeur (la ligne, voyons, la ligne!)
  • 2 filets de saumon (ou pavés)
  • 80 g de parmesan
  • 120 g de gruyère râpé






Compter un oeuf pour 100 g de farine.
J'ai utilisé 500 g de farine pour 1 bonne càs de curcuma...et il m'en reste.

Pétrir la pâte (main, robot...)


L'étirer à la machine; je suis allée jusqu'à l'épaisseur (ou finesse) 7 ou l'avant dernière...

Beurrer un plat à gratin (celui dans lequel je fais le far a suffit)

Poser des bandes de pâtes


Une épaisseur de mascarpone (assez difficile à étaler car la crème est épaisse...le chauffer un peu pour le mollir)



Puis des morceaux de saumon et enfin des rondelles de poireaux

Remettre une couche de lasagne

Puis mascarpone et cette fois, parmesan et fromage râpé, avant les saumon et poireaux...

Une dernière couche de lasagne avec la fin du mascarpone, le parmesan et le fromage râpé...


Enfournez 35 mn dans un four préchauffé à 220°C...se réchauffe bien le lendemain (et permet de faire des photos avec lumière naturelle...ben oui, ça fait bleu...mais faisait beau!)

Et vous avez vu la buée? ce n'est pas le froid, c'est le chaud...j'en déduis que ceux qui photographient, le font froid, pour pas que la buée n'y mette haleine!(ni ne la perde, hum)

Et puis, il me restait de la pâte, de la viande hachée d'un repas précédent, une boite de tomates en conserves...


Hop, béchamel...


Un peu de beurre (40 g?) un peu de farine (2 càs ?)pour préparer un roux...du lait petit à petit pour laisser épaissir, de la muscade...


Une couche de pâte, de béchamel, de viande cuite avec la tomate, du parmesan et hop, une autre couche...jusqu'à épuisement du stock de l'un des ingrédients...

Enfournez en même temps...

Mangez en même temps ou le lendemain, ou pas...



Faut reconnaître que ça réchauffe et que ça nourrit bien!



23 octobre 2007

Entre le Ciel et la Terre, le Paradis et l'Enfer...




Il y a Nous, les Fourmis humaines, qui vivons, travaillons, et aimons....

Et le Plaisir

Plaisir quand tu nous tient, moi, je ne te lâche plus...


Depuis que j'ai commencé ce blog, je m'amuse...je me marre, je m'esbaudis des vôtres, je reste baba souvent, j'apprends tous les jours, et j'ai du plaisir à le faire...


Et, mon Plaisir se transmet parfois dans ce que je fais.


Ainsi, le Chocolat...j'aimais, j'aime, j'aimerais toujours le chocolat...


Ainsi, la Mangue...passionnément actuellement...


J'ai nommé ce billet ainsi, pour ces petits chapeaux noirs de Chocolat, le ciel et la Terre ou le Paradis et l'Enfer...autour d'un nectar de Mangue, Plaisir absolu...


Voici la façon de faire ces


Bouchées d'Eternité... Et rien d'autre

Il vous faut pour les Petits chapeaux:

  • 155 g de farine T45
  • 2 càs de cacao
  • 1 càc de levure
  • 3/4 de càc de sel
  • 150 ml de lait de coco (au lieu de 100 g de beurre)
  • 1 càs d'huile d'olive (pour remplacer le gras du beurre)
  • 200 g de chocolat 70% ( au lieu de 180 g)
  • 100 g de sucre en poudre (au lieu de 110)
  • 2 oeufs

Dans une terrine tamiser la farine, le cacao, la levure et le sel...

Dans un bol, au bain marie faites fondre le chocolat avec le lait de coco.

Une fois fondus, ajoutez le sucre et mélangez. Continuez à battre et ajoutez les oeufs, puis l'appareil de farine.

Laissez raffermir 20 mn au frais.

Préchauffer le four à 180°.

Sur une feuille de papier cuisson, avec une douille, former des petits ronds de chocolat en les espaçant légèrement.

Enfourner 7 mn...ça passe vite...vous pouvez préparer la deuxième feuille en attendant...

Pour la préparation de la ganache de Mangue, je ne savais pas comment faire pour obtenir quelque chose d'assez pommade pour éviter les coulures sans utiliser d'additif style feuille de gélatine (j'aurais eu de l'agar-agar, je pense que je l'aurais utilisé)

Donc, je n'ai pas fait un coulis, mais j'ai simplement cuit à la vapeur puis mixé, avec 1 pincée de curcuma pour accentuer la couleur (et donner un léger goût)...j'essaierais bien le piment plus tard. Une seule mangue suffit (300 g) il me reste pas mal de "compote"

Une fois les chapeaux cuits, les laisser refroidir, utiliser ou une douille (la mienne était occupée avec le chocolat) ou une petite cuiller pour tartiner délicatement la mangue sur l'envers d'un chapeau..c'est quand même assez liquide, donc seule la réfrigération permet de durcir un peu le dispositif.

Chapeauter.



Les petites corbeilles étaient utiles pour faire tenir les bouchées.

Il devait y avoir une quarantaine de bouchées en dentelle.

Et un car de Fans, prêts à tout dévorer....




Aparté: je suis assez fière de mes photos, prise avec mon nouveau bridge numérique...je peux approcher l'objet jusqu'à le toucher de l'objectif...il faut cesser de respirer, mais le résultat me plaît. Comme cette recette. Je me suis inspirée de celle de Marie claire cuisine des fondants au chocolat...






21 octobre 2007

Homo Sapiens-sapiens, Carnivorus Plus-plus...





Oui.

Ou comment manger de la viande.

Qui plus est quand il s'agit de fêter une année supplémentaire...

N'étant pas moi-même une adepte de la secte des mangeurs de viande (c'est pas méchant eh!) rouge, sauf si elle est bien cuite voire à point (c'est ce qui fait dire aux membres de la famille que je n'aime pas "vraiment" la viande), je ne saute pas sur la première côte de boeuf venue...

Mais...


Mais avant ça, laisser moi vous dire que j'ai retrouvé le Château de la Belle...Belle qui dort ou Belle avec un pas Beau je vous laisse le choix.
C'était pour essayer mon nouveau jouet, celui qui m'a fait me séparer de mon Argentique...échange d'un kilo d'acier contre 300 g de légèreté...et j'espère de fiabilité...


Le château est à 15 mn de voiture. On y accède par une grande allée d'arbres âgés, respectables, majestueux...(oui, je vieillis, alors je veille au grain...)
Il est bordé de douves, pleines d'une eau verte, et de ronces, des vraies, puisque nous y avons déjà trouvé des mûres...





Château de la Belle


Enfin, voila, nous sommes rentrés manger, affamés...


Je ne suis pas une Ogresse...mais...

Je dévore avec délectation, que dis-je, avec appétit et force "mmmmm chéboncha", quelques plats comme celui là:

La Tartine (qui ne) Tourne(pas le)dos au beurre aillé, nappé de crème au Porto...





Tout est dit.

Une sauce pas vraiment légère, avec une viande très tendre.

Et pour faire plaisir à l'Homme fêté, des Frites...à la main dans une vraie friteuse, bien sûr (faut dire qu'elle est bien cachée sous mille ustensiles dans le cellier vu sa fréquence d'utilisation...)

Pour 2 adultes et 3 gourmands:



  • 4 tournedos de 120 g chacun minimum.
  • 4 gousses d'ail

  • 80 g de beurre

  • 4 grandes tartines de pain maison (ou de mie)

  • 40 cl de crème liquide
  • 1/2 verre de porto (j'adore ce genre de mesure...il existe tellement de verres...j'ai mis 10 cl)
  • 1 càs d'huile d'olive

Hacher finement l'ail que vous ajouterez à 50 g de beurre pommade.

Mettez le reste du beurre avec 1 càs d'huile dans une poêle pour démarrer la cuisson des tournedos, 5 mn de chaque côté.

Dans une autre poêle, faîtes revenir les tartines dans le beurre aillé pour les dorer des deux faces. Garder au chaud.

Sur les assiettes de service, placez les tartines, les tournedos sur chacune d'elles.

Dans la poêle contenant le reste de beurre aillé, verser la crème et le porto et faîtes bouillir 2 à 3 mn.


Nappez la viande.

Accompagnez de frites dorées et sucrées.




Je n'ai pas fait appel à Olif, le compagnon de fête de Mamina pour choisir le vin

Je n'ai pas osé. Mais...

C'est le bourgogne que je préfère, toujours, en vins rouges. Un Hautes-Côtes de Nuits.

J'avoue qu'on s'est fait une ventrée bien gourmande...la peau du ventre bien tendue...Hors service ...




Il restait le dessert ...


Je l'avais préparé le matin, à l'heure où les marmitons sont à l'école ou dans les bras de leur père, afin d'être un peu tranquille.




Dessert relativement simple mais totalement inédit pour moi

J'ai associé une préparation de Bavarois aux fruits rouges avec la présentation d'une Charlotte, et un coulis de Framboise...

Ainsi est né le :

Mamaaan, c'est celui là que je voulais pour mon anniversaire!!



A savoir le gâteau de Charlotte aux Fraise, l'héroïne de la Grande Marmitonne...


Mais, n'étant point farpaite, ce sera pour l'anniversaire de son père et sans fraises en plus!

C'est sur Chef simon que j'ai trouvé la recette du Bavarois en l'adaptant pour ici...

Je vous laisse suivre la progression de sa recette, tellement bien expliquée...

Je n'ai bien sûr pas fait la Génoise, puisque telle n'était pas la destination finale...

Pour le montage de la charlotte, j'avais le moule bien sûr, j'ai placé les biscuits dans les ondulations puis versé la crème


Mais...


Je me suis retrouvée avec trop de crème...j'en ai rempli 8 ramequins dans lesquels j'ai mis le reste de mes biscuits à la cuiller, trempés dans un sirop de sucre...


Pour le coulis...mmmmm, c'était tellement bon...j'ai utilisé le KA, mais en mixant 500 g de framboises, le résultat doit être bon aussi!





Enfin, je dois dire que j'étais assez contente de l'esthétique, et du goût quoique, ce soit encore trop sucré pour moi...

Vous en voulez une?







19 octobre 2007

Filets tout mignons, tout miel...


Commence à faire frisquet, pas vrai?
Ventre dieu! un feu! vite! pour la Reine et son valet!

Demain, une nouvelle ère...
Demain, si le soleil se lève dans la même brume rosée que les autres matins, prêt à poindre dans un ciel clair...
demain je mémorise l'image et je l'édite...
Demain, il y a une année de plus chez un membre de la famille et j'ai une petite idée du menu.
Quelque chose que je n'ai jamais cuisiné (vous savez qu'il y en a beaucoup...) avec autre chose que j'ai déjà tenté mais pas ici.

Et ce matin, j'ai eu une crise de Réunionnite aiguë: j'ai pris le chemin du seul magasin asiatique à la ronde (25 mn de route quand même...non, je ne me plains pas, eu égard à tous ceux qui passent des heures dans les transports qu'ils fonctionnent ou non)
Bref.
Un petit autel à l'entrée, deux grandes allées, et des étiquettes...pleins d'étiquettes avec des noms familiers que pourtant je n'avais plus entendus depuis fort longtemps...
"Massalé", "saucisses fumées de la Réunion", "piments oiseaux"...j'en passe!
Émue, la Tif.
Alors j'ai acheté des petits bols.
Le rapport? Aucun. C'est juste qu'on en manque et qu'ils avaient un assortiment de couleurs comme je les aime.



Filet mignon tout plein à la Coriandre sur Pommes et Pruneaux tout miel...

Trois filets, dans la cocotte avec un filet d'huile, j'ai dorés

De deux bonnes cuiller à soupe de miel, enrober.

Deux cuillers à café de coriandre en poudre, saupoudrer

Une dizaine de pruneaux dénoyautés, j'ai jeté

Quatre pommes en quartiers, ajouter

Mouiller avec un verre d'eau (20 cl)

Mijoter, 1 heure, ou plus en ne laissant pas attacher, à feu moyen puis doux...

Accompagner de riz dans son petit bol coloré


Déguster.
Cette sauce s'accommode aussi bien avec l'agneau. J'en connais beaucoup que la viande de porc n'attire pas...je comprends mais je compatis aussi.
Bon appétit!

18 octobre 2007

Faux(t) soufflé(r) dit la Banane...







Elle l'a vaincu, elle est venue et nous a eus!

Marion, oui, qui dit qu' il en faut peu pour être Heureux...est-ce possible?


Avec un aussi joli nom, elle ose nous mettre face à un défi culitechnique de haute volée...

Ah, ah...mais nous n'avons pas dit notre dernier mot, et si j'apprécie le geste et le Kiki, c'est qu'en ce qui me concerne, il permet au moins d'essayer d'acquérir une technique...

Pour le KKVKVK 21 de Tit', le façonnage du Kouign Aman et maintenant le Soufflé...au Fromage cela va de soi!

Bon.

Mais bien sûr, je n'en ai jamais tenté...

Bon.

Si je n'ai pas peur du ridicule, je préfère quand même m'exercer avant le Tadam final...





Un soufflé pour moi, est quelque chose de léger, aérien, fin et délicat...et tout le monde se doit de l'attendre quand il s'annonce.



Il ne se mange pas avec des gros doigts ni en une seule bouchée, se serait limite vexant de faire si peu cas de sa complexité.



Il doit bien exister une technique infaillible, M Hervé This, en a sûrement dans ses molécules...mais c'est plus drôle de chercher...un peu!


Ainsi je vais commencer cette douloureuse période pour mes proches (n'est pas à la tête d'un laboratoire qui veut...) par un incident domestique..



Rassurez vous, il ne fût pas fatal...pas pour nos papilles en tout cas!



Il se trouve que régulièrement je me retrouve avec des fruits (ou des légumes) trop vite flétris, voire en cours de mûrissement exprès.

Il se trouve que le fruit favori vainqueur de cette catégorie, est souvent la Banane!


Vous commencez enfin à faire le lien avec le titre ..ouf...

En général, et ce n'est pas Murielle qui sera contre, nous nous délectons de beignets banane, un truc vraiment trop délicieux, dont il ne faut pas abuser.


Bref (oui, oui) j'en avais trois à recycler et un soufflé à tenter.



Souvent je fonctionne à la proportionnelle. Pour une bête de maths comme moi, ça fait peur ces mots là...



3 bananes, ça donne 3 blancs d'oeufs, 100 g de farine et 50 g de sucre glace (vous voyez le rapport?)




  • Écraser les bananes

  • Monter les blancs en neige fermes, ajouter à la fin le sucre glace aux blancs...

  • Mélanger délicatement l'ensemble, avec la farine (merci, Mademoiselle!)


Et empêcher les petites mains qui rentrent de l'école de goûter...


Préchauffer le four à 200°C



Préparer 8 ramequins en les enduisant de beurre, puis mettre 1 càc de sucre en poudre dans chacun, faire tourner pour qu'il s'accroche aux parois et retourner le ramequin pour éliminer l'excédent...



Mettre 2 à 3 càs de la crème dans chaque ramequin



Passer le petit doigt autour pour former une gouttière (je suppose que cette opération permet au soufflé de souffler...de former une calotte ?)



Enfourner, laisser 5 mn à 200 puis baisser à 180° pendant encore 12mn..






Bon, ça avait de l'allure, faut le reconnaître...

Et un parfum prononcé de banane, j'ai même entendu "tu fais des beignets bananes?"

Et puis, pfffff, le soufflé s'est dégonflé, l'indélicat!



Alors, irréductible, mais pas Gauloise, j'ai retourné les ramequins qui se sont facilement laisser libérer de l'intrus, j'ai saupoudré de Cacao amer...



Et d'autres de sucre...

La texture était sympathique, à la fois mousse et moelleuse, le goût attendu, une petite crème anglaise suggéra l'homme, un petit coulis de fruit suggéré-je...











Tout ce que je peux dire, c'est que je ne sais pas si c'est meilleur froid...




14 octobre 2007

Trio de Brioches à Trois, avec Brio?

_"Brio, c'est le prénom de qui maman?

_De personne ma chérie, c'est juste quelque chose qu'on essaie de faire du mieux qu'on peut, et parfois c'est réussi... et parfois...
Mais avec vous, mes marmitons I et II, nous sommes Trois, et puis on fera un Tri, après..."



VérO, DelimOOn, m'a prise par les sentiments...
Journée mondiale du pain? Mazette! C'est que...du pain j'en fait tous les jours...j'aime en faire tous les jours...j'aime le pain!
D'abord, il y a eu la Map...c'est comme Brio, c'est pas quelqu'un, mais elle a eu sa place ici...et puis elle m'a donné le goût de faire, le goût de façonner, le goût du bon pain! Merci Map!
D'ailleurs, voila quelques photos de pains fabriqués ces derniers mois, les pains dans plein d'états...liste non exhaustive!

Pains dans tous ses états



Et, la Map, un jour, n'a plus servi qu'au pétrissage...et le KA est arrivé.
Il n'est pas près de partir! Il tourne 2 fois par jour en moyenne! Il pétrit longtemps, il râpe, il tranche, il hache, il fait des pâtes... il a son rôle à jouer....
Alors, faire un pain pour la journée du pain, pourquoi pas? mais j'étais plutôt tentée de faire quelque chose de plus difficile, de différent, une recette qui pourrait plaire unanimement ici bas.

Et bien sûr, la Brioche s'est imposée comme choix!

Pour une fois, j'avais pris de l'avance, enfin, veux-je dire, pas trop de retard... Et ce n'est pas UNE mais TROIS brioches que je décidais de faire...
J'ai un bouquin pour les pains qui me sert de référence depuis le début, et il m'a familiarisé suffisamment avec la technique pour que je ne l'ouvre plus que rarement.
Je l'ai réutilisé pour ces brioches, en l'adaptant pour le KA plutôt que pour la Map.
La première, est une brioche avec poolish (clic) et merci Anne, et en tresse. Cette recette n'a qu'une difficulté, le façonnage, et encore...mais j'ai badigeonné l'oeuf avant la levée, ce qui est une erreur...voui, ce qui lève reste blanc...


Essai premier:
Tresse Briochée à l'abricot...





Ingrédients et recette modifiée pour robot:

Pour la poolish, la veille dans le bol du robot:
150 g de farine T45 avec 150 ml de lait et une pincée de levure de boulanger instantanée.

Le lendemain, rajouter:
  • 3 jaunes d'oeufs
  • 1 càc de jus de citron
  • 1 càs d'arôme de vanille
  • 260 g de farine T45 (les 3/4 d'abord puis le dernier tiers après 5mn de pétrissage)
  • 1/2 càc de levure instantanée
  • 1 càc de sel
  • 70 g de beurre (j'ai mis moitié beurre, moitié huile végétale)
  • 30 g de sucre


Avec le robot, le crochet, pétrir vitesse deux pendant 20 mn...
J'ai eu peur: d'abord parce que c'était la première fois qu'il tournait si longtemps et ensuite parce que la pâte ne s'est décollée du bol que dans les deux ou trois dernières minutes...De quoi vouloir ajouter de la farine, mais je ne l'ai pas fait...

Ensuite, j'ai laissé lever 2 heures, puis j'ai façonné...

Tailler en trois parts égales le pâton et former de longs boudins...c'est assez facile car la pâte est élastique...puis tresser de manière assez lâche pour permettre une levée correcte...la mienne ne l'était pas assez (lâche...)

J'ai fourré d'abricots moelleux les creux, et j'ai badigeonné de jaune d'oeuf. Ne le faire qu'après la levée la prochaine fois.

Et laisser reposer 40 mn à l'abri de l'air.

Enfourner à four préchauffé à 200°C, puis baisser à 180° pendant 20 mn...

Attendre avant de sauter dessus!!!




Et là, ce n'était plus un jeu, mais une obligation!

On a exigé que je recommence! que dis-je? supplié, quémandé, demandé gentiment...

Alors, hier, j'ai pris le taureau par la farine, et j'ai attaqué de front DEUX appareils briochés d'un coup!!

Un facile, que j'avais déjà fait, en le modifiant à nouveau...et l'autre, plus appétissant et plus...difficile? pour vous dire, je me serais crue dans un KIKI, style Kouign aman...

  • First (mais deux en fait)

Briochettes Pannacotta Raisins à l'anglaise



Pour une douzaine:


Mettre une bonne poignée de raisins secs à tremper dans du thé Lip...(voila mon côté à l'anglaise)
Dans le robot mettre:

  • 80 ml de lait (de vache ou de chèvre ou de coco...)
  • 1 càs de vanille
  • 2 jaunes d'oeufs
  • 300 g de farine T45 (en deux fois également, la deuxième après 5 mn de pétrissage)
  • 50 g de panacotta (ou yaourt, ou fromage blanc)
  • 1 càc de levure de boulanger instantanée
  • 1 càc de sel
  • 20 g d'huile d'olive (ou beurre)
  • 1 càs de sucre
  • 1 càc de jus de citron

Pétrir l'ensemble 5 mn, ajouter la farine restante et repartir pour 15 mn...
Couper le pâton en douze morceaux déposés dans des petits moules...vous y enfoncerez les raisins (5 ou 6 par boule).

Laisser reposer 1h

Aller se balader...là par exemple (clic)

Balade à côté de la maison



Hier soir (samedi) l'air était doux et le soleil commençait à descendre, deux heures avant le match (que j'ai vu, que la fin, que j'aurais pas dû...) mais bon, on ne savait pas!



Ici, faut garder les mains libres pour les photos, alors la Petite Gourmande (elle n'a pas encore le statut de Marmiton) sur le dos dans l'écharpe de Portage (clic, si, si), et les zôtres à la main, parce que les voitures vont toujours trop vite ...


J'habite sur une presqu'île, un bel endroit encore préservé, et cette promenade longe le fond de la Ria d'Etel...à visiter pour les prochaines vacances...


Rentrer, préchauffer le four à 165°, badigeonnez de jaune les blanches briochettes et hop, 20 mn...


Miam!


Pendant ce temps, il y a l'autre pâton qui attend aussi...

Oui, après le pétrissage de la pâte des briochettes, le robot a refonctionné 20 mn..


Und, Zwei (mais trois en fait)
Brioche torsadée à la crème pâtissière...et aux raisins...

Pour une grosse brioche
  • 60 ml de lait (de vache ou de chèvre)
  • 2 oeufs battus
  • 300 g de farine T45
  • 1 càc de sel
  • 120 g de beurre (j'ai mis aussi de l'huile d'olive pour moitié)
  • 1 càs de sucre

Dans le robot, à nouveau mettre les ingrédients dans l'ordre en se gardant 1/3 de la farine pour le deuxième temps de pétrissage (au bout des 5 premières minutes, pour ceussent qui suivent encore..)

Pétrir 5 + 15 mn...

Laisser reposer 2 heures.

Pour la crème patissière:

C'est là que ça se corse (j'ai déjà dit ça dans le cas du KA...)

  • 200 ml de lait
  • 2 jaunes d'oeufs
  • 40 g de sucre
  • 20 g de farine
  • 40 g de poudre d'amande
  • Raisins

Blanchir les jaunes avec le sucre, ajouter la farine et la poudre d'amande.

Faire bouillir le lait et le verser sur le mélange. Remuer à feu doux sans arrêt jusqu'à ce que la crème épaississe.
Laisser refroidir (là, je sais que je n'ai pas attendu assez)


Étaler le pâton en rectangle, recouvrir de crème, parsemer les raisins...rouler en boudin...couper ce boudin en deux dans le sens de la longueur...alors, là, ça a été dur: trop liquide, la crème a ramolli le pâton, il était difficile de torsader les deux parties, même en faisant attention de laisser la crème vers le haut...

J'ai obtenu, un gâteau, dont je ne savais pas trop ce qu'il allait donner...

Laisser lever 20 mn et enfourner dans un four préchauffé à 180° pendant 25 mn...

Je peux vous dire que le petit déjeuner qui a suivi, ce matin donc, dimanche, a été plantureux...savoureux...délicieux...







C'est le soir...il n'y a plus aucune des douceurs que vous avez là, juste un pâton pour des muffins que je vais aller travailler maintenant...

Et pour vous consoler, écoutez donc San Severino, "dans la maison sur le port" par exemple...

Et puis allez faire un tour par Brive vers le 27 de ce mois, rencontrer peut-être Ecaterina, notre journaliste qui n'en fini pas d'avoir de bonnes idées! Idée farfelue, non, non, le monde est petit et grand aussi...et pour les livres et leurs auteurs...que ne ferait-on pas?




12 octobre 2007

Union d'Enfer pour un petit Goût de Paradis...et autres Rivages.



Comme vous je lis la prose et les tentatives et réussites culinaires des Zôtres...
Comme vous, parfois je me sens toute petite mais il arrive aussi que certains blogs nous poussent vers le haut, nous forcent le respect et nous inspirent (pour le meilleur ou pour le pire, mais rien que l'essai vaut le déplacement).
Il en va de cette écrivain qui dédicace ses recettes à ses auteurs favoris, ou pour qui une petite histoire donne un grand appétit, ou encore nous livre juste une histoire...
Il se trouve que son avatar (quel horreur ce mot!) est un chat, avec des poissons...
Il se trouve qu'un jour, sortant de mon antre pour aller m'acheter des bouquins, j'ai aperçu cette image, en couverture d'un 10/18, Kafka sur le rivage, de Haruki Murakami.
Poussée par la curiosité, je me suis demandé qui était cet auteur qui avait l'avatar de Dedicacessen sur son livre, quand même!
De ma vie je n'avais lu de roman japonais
De ma vie je n'avais lu ce type de roman. Inclassable. Si. Dans le merveilleux, le rêve, l'imaginaire, le poétique, l'érudit, le sage, le fantasmagorique...
Roman magnifique, qui nous fait oublier tout, ou presque. Ne pas oublier de se sentir heureux.


Et puis, j'ai eu envie de chocolat. J'ai tous les jours envie de chocolat. Mais là, je voulais tester le moelleux et le goût à la mangue. Et mes moules. Impatiente, le démoulage aurait dû attendre quelques minutes de plus, mais la perfection n'est pas chez moi. Elle se cache ailleurs.

J'ai repris ma recette fétiche de The Gatal, mais n'ayant plus de sucre, j'ai opté pour du sucre glace en moindre quantité. Et j'ai ajouté deux blancs d'oeufs supplémentaires.

Il faut:

  • 8 oeufs plus 2 blancs donc
  • 70 g de sucre glace (au lieu des 180 g de sucre rox)
  • 250 g de chocolat 70% cacao
  • 125 g de beurre (demi-sel)
  • 2 càs de farine (ou 75 g habituels)

Action:

Au bain marie, le chocolat et le beurre

Monter les blancs

Mélanger jusqu'au blanchiment le sucre et les jaunes

Incorporer le chocolat/beurre et le sucre/jaune aux blancs neige et mélanger délicatement. Ajouter la farine.

Verser dans des moules pyramides ou fleurs ou ronds tout court...style muffins.

Enfournez dans un four déjà chaud, à 180° de 20 à 25 mn selon la taille des moules.

Pour la mangue, j'ai procédé comme la dernière fois en coulis...onctueux...délicieux....

Alors voila un dessert, qui ferait donner son âme au diable pour un goût divin.

Ou alors se consumer un volcan de chocolat sous une lave fruité

Toutes les métaphores sont possibles, c'est presque trop facile.

Bon appétit!





8 octobre 2007

La larme de crocrodaïle, en tarte....

Non, je ne sais plus parler...le mot correct n'est plus...
La faute aux zenfants, ceux qui disent "Crocro"
La faute d'Higelin, qui dit "Daïle" , de sa voix sépulcraïle...

Pas grave, vous voyez de quoi je parle...de ce légume qui fait, fît et fera encore le cauchemar de nos papaïles, pardon, papilles...
Epinard, te voila.
Épineuse question: vais-je oser goûter ce truc infâme que j'ai vu à la cantine dans mon assiette?
Éternelle interrogation: vais-je oser regarder l'oeil noir (et bleu) de mes enfants quand ils verront cet épinard dans le plat?
Pire encore: vais-je supporter les remarques au mieux juste très dubitatives de mon tendrami? lui même marqué par cette couleur vert foncé et cette apparence peu ragoûtante quand c'est trop cuit!
Mais, l'épinard de Popeye, s'il contient du fer (qui, végétal est moins assimilable que celui d'origine animale), contient aussi plein d'autres vitamines. Et c'est bon pour les yeux: Chacun sait que le crocrodaïle ne veille que d'un oeil...


J'ai même pas eu mal!
Alors voila une recette de Quiche aux épinards, sans larme de crocodaïle!

Il vous faut:

  • un fond de tarte
  • une poignée de jeunes pousses d'épinards
  • 2 càs de crème fraîche
  • 3 oeufs
  • 6 rondelles de bûche de fromage de chèvre
  • 1 boule de mozarelle
  • 1 blender

Rincer les épinards et les faire suer 3 mn environ dans une poêle à feu moyen (il ne doivent pas foncer trop.)

Dans le blender, mettre les épinards, la crème et les oeufs. Mixer. Vous obtiendrez une soupe velouteuse, d'un beau vert tendre.

Dans le fond de tarte (même pas précuit) vous versez la mixture, sans hésiter, et vous parsèmerez la mozarelle puis le chèvre.

Enfournez dans un four préchauffé à 220°C pendant 35 mn...



La première surprise: ça sent bon

La deuxième: la couleur est très belle

La troisième, et pas la moindre, pas un seul soupir, pas un mot, juste la mastication, et les "mmmm" ou encore: "il en reste?"

Vous pourrez alors dire que vous aimez, qu'ils aiment et aimeront encore les épinards...

Merci maman! celle la, elle est pour toi!




5 octobre 2007

Bolognaise, pas niaise, mais pour un sou, si, si!

Un des problèmes auquel je suis régulièrement confrontée, c'est manger "bon" (c'est à dire, au goût ET bon sur la qualité) mais pas onéreux. Mon "panier" se doit d'être de produits de base, non transformés, ce qui me permet de maîtriser du mieux que je peux le processus de fabrication. Je précise aussi, que je ne peux me permettre de le faire que depuis que mon congé a commencé et que ce blog me fait chercher d'autres idées pour un peu varier ce qui serait trop souvent monotone si je laissais ma tendance naturelle prendre le dessus...et puis, il y a les enfants, et c'est beaucoup pour eux que je "cuisine"

Il en va ainsi pour les sauces. Il m'a toujours paru dommage d'acheter quelque chose de tout fait, alors que la recette en elle même est simplissime.

Ici, je suis contente d'avoir maîtrisé comme jamais encore, le coût et la qualité.

La viande de boeuf de cette Bolognaise est issue de plusieurs morceaux vendus frais dans une grande enseigne, pour 3,5 € le kilo.

Peu de gras dans ces morceaux, que j'ai haché. Le reste sera congelé ou formé en steack ou boulettes avec oignons et chapelure.



Pour cette Bolognaise sur Linguini voila ce qu'il vous faut (pour 5 gourmands)

  • 2 oignons hachés
  • 1 carotte hachée
  • 300 g de viande boeuf haché
  • 400 g de linguini (pour ici, les restes congelés des linguini d'ici)
  • 1 càs d'huile d'olive
  • thym et laurier.
  • Coulis de tomate, 300 ml



Verser l'huile sur une poêle, puis faire suer les oignons avec les carottes. Rajouter la viande et cuire à point.



Verser le coulis (pas encore de fabrication maison, car le prix au kilo de la tomate était bien supérieur au prix de ce coulis, sans ajouts aucun) le thym et la feuille de laurier

Laisser mijoter pendant que l'eau des pâtes est mise à chauffer (de 5 à 10 mn)

Jeter les pâtes encore gelées dans l'eau de cuisson et laisser 5 mn pas plus.

Égoutter, servir avec une petite louche de sauce sur le nid de Linguini, et saupoudrer de Parmesan.

Plat adoré des marmitons (dès qu'il y a des pâtes...), et vraiment, si FACILE!!! que j'ai presque honte de vous la donner!



Et puis franchement, il fallait que je fasse quelque chose de pas sucré, depuis le temps...

4 octobre 2007

Une Mangue, et ne manguer de rien...



Si le miel est un rayon de soleil, la mangue en a le parfum...
Laissez moi vous conter la petite histoire de la recette du Soleil sur la Banquise, véridique, et tous les personnages sont réels...



Fermez les yeux...
Vous avez 15 ans et vous sortez du collège, sac au dos, sous un soleil radieux. Vous êtes fatigués d'une journée avec vos 35 camarades, dans une classe, où les naquots ouverts et le ventilateur font une légère brise qui s'ajoute aux bruits de la rue...
La porte, simplement constituée de doubles volets de bois, est ouverte sur la passerelle qui longe toutes les classes, à tous les étages...
Tout le monde est légèrement habillé, il ne viendrait pas à l'idée du prof de mettre une cravate, et les Tongs soutiennent souvent une plante de pieds qui a l'habitude de fouler le sol, nu.
Dans la rue, toutes les voitures sont là avec les pères ou les mères à l'intérieur et si par bonheur, la vôtre a du retard, vous aurez le loisir d'acheter au bonhomme assis sur le trottoir, une Mangue...
Une Mangue, mais pas n'importe laquelle. Elles s'accumulent dans un carton ouvert, et il les présente sur un autre carton, retourné lui, ces perles vertes au coeur jaune pâle et croquant.
La Mangue de mon enfance est petite, verte et dure. Elle s'offre en deux Joues, sur lesquelles on a semé des petits grains de sel ou de piment. Et l'Os se nettoie assidûment, jusqu'au blanc.



Je ne m'étais plus risquée à acheter de mangue ici, depuis que j'en avais goûté une à la chair orange et filandreuse...une mangue énorme et bien trop mûre pour moi.
Et puis l'autre jour, j'ai tâté au hasard un fruit assez gros, un peu rouge à sa base, mais vert pour le reste et le toucher m'a paru encourageant, ferme.
Arrivée chez moi, j'ai rincé le fruit, ai saisi un couteau et j'ai taillé deux belles joues...j'en ai parsemé une de sel, et j'ai croqué...mmmmmmmm....c'était trop bon!

La deuxième joue, je l'ai coupée en deux pour que d'autres puissent la goûter et le reste, j'ai détaillé en morceaux avec ceux qui s'attachent à l'os, et je les ai mis dans mon cuit-vapeur...

Au bout de 20 mn, j'obtenais quelque chose de tendre, plus foncé, et les enfants ont préféré.

J'ai aussi voulu tester la machine à faire du coulis de mon KA (oui, je sais, ça va...)
Et, Ô surprise, j'en ai obtenu pas mal par rapport à la quantité de morceaux assez pauvre que j'avais. A savoir, exactement le contenant de ma douille ...




Il faut savoir aussi que j'avais fait une meringue plate sur un fond de moule à manqué...
Et l'idée m'est venue assez vite d'associer le coulis de Mangue à cette meringue...






Un seul mot convient à ce moment: Divin!



Bizarrement, la meringue pourtant froide, paraissait chaude au contraste de la mangue si fruitée, et le croquant avec la douceur du coulis....mmmmmmmmmm, le goût de la mangue était plus intense, concentré du soleil qui m'a vu partir, il y a si longtemps, déjà...

C'était si bon, j'ai tellement adoré, que je l'ai mise sur le site d' Elleadore.com


Et je ne sais pas comment j'ai oublié, mais aujourd'hui, journée sans blog ...trop tard!